Test PS4 – Little Nightmares : c’est pas la p’tite bête…

Test de Little Nightmares sur PS4

Il y a déjà plus de deux ans, je vous parlais du jeu vidéo Hunger, désormais Little Nightmares, dans mon article sur les jeux vidéos que j’attendais de pied ferme. J’avais carrément accroché sur son univers me rappelant la Cité des Enfants Perdus. Outre le super film, la Cite des Enfants Perdus c’est aussi pour moi une adaptation vidéoludique sortie en 1997, qui a marqué mon enfance. Il m’aura fallu attendre plus de deux ans (le jeu est dispo depuis le 28 avril sur PC, PS4 & Xbox 1) pour enfin pouvoir tester cette belle découverte signée Tarsier Studio.

Ce nom de studio ne vous dit rien ? Normal, ce petit studio suédois n’est pas encore très connu, même s’il a travaillé sur les DLC de Little Big Planet mais aussi Tearaway Unfolded (qui était dans les jeux gratuits de mars sur le PSN, téléchargé mais pas encore testé) et d’autres petits projets par ci par là. Alors que le projet Hunger semblait avoir été abandonné, Bandai Namco est venu filer un bon coup de pouce largement mérité à cette belle perle devenue Little Nightmares ! Je vous en parle enfin ! Garanti sans spoil et rempli d’extraits de mes exploits fail. N’hésitez pas à me dire si vous voulez que je fasse ça plus souvent !

It’s a big big world ♫ ♪

Little Nightmares est un plateforme 3D en side-scrolling (un peu comme Inside, que je vous recommande fortement) dans lequel vous incarnez Six, une jeune fille (même si c’est pas flagrant) en ciré jaune. Comme on pouvait s’y attendre avec ce genre de jeu, vous vous retrouvez directement plongés sans aucune indication dans l’antre, lieu lugubre habité par des grosses bouffes putrides et 100x plus grandes que notre héroïne. Le tout dans des décors tout aussi disproportionnés mais que notre courageuse Six a heureusement appris à utiliser à son avantage.

Vous allez donc pouvoir escalader des bibliothèques, grimper des lianes de saucisses (ouaisouais), déplacer des chaises, vous planquer dans un carton… afin d’éviter toute rencontre qui pourrait vous être fatale. Bah ouais, (à priori) c’est pas dans Little Nightmares que la p’tite bête va manger la grosse !

Vous allez donc devoir éviter voire affronter les différents maîtres des lieux possédant chacun leurs propres spécificités : le concierge, aveugle mais rapide et aux très longs bras, les cuisiniers gras et suffocants devenant hystérique au moindre soupçon, la dame de l’antre, dame d’apparence tranquille, et les grosses bouffes incapables de se lever mais bien capables de ramper jusqu’à vous… Sans oublier les quelques sangsues affamés. Le jeu fait la part belle au die and retry et vous allez crever plus d’une fois. Surtout si comme moi, vous vous faites avoir par la profondeur de champ parfois difficile à jauger (pour ma défense) et tombez dans le vide en avançant d’un pas trop décidé.

Ou si comme moi, désespérée, vous vous essayez à des techniques hasardeuses en lesquelles vous ne croyez absolument pas. Genre, « je dois monter cette saucisse sur le banc, puis sur la table et après euh ben on verra, sur un malentendu ça peut marcher ».

Ou encore s’il vous faut un petit temps d’adaptation pour coordonner vos mouvements (sauter puis sprinter et se baisser)…

Ouais j’ai eu droit à mes petits moments de solitude (aussi bien au niveau de mon jeu que du nombre de visionneurs, en même temps ça m’apprendra à commencer à 00h :)) pendant Little Nightmares. Mais c’est bien plus par maladresse ou stress – ouais j’ai grave stressé à des moments – qu’à cause du niveau de difficulté du jeu. Car finalement, pour les grands habitués du genre Little Nightmares risque de paraître bien simple et très court. J’ai d’ailleurs senti une certaine frustration chez le Geek lorsqu’il a terminé le jeu en galérant 2x moins que moi. Oui, je dois le reconnaître, quand lui fonce dans le tas moi il m’arrive de rester planquer quelques secondes sous une table pour réfléchir à une stratégie. Mon côté flippette tactique qui parle.

Un tout petit cauchemar

Un conseil : évitez de réveiller la grosse mémére !

On ne va pas se mentir, il ne vous faudra pas plus de 4-5h pour terminer le jeu. Et ce sans grande difficulté (et aucune possibilité de choisir un niveau de difficulté supérieur). Pour ma part, sachant que je suis morte de façon stupide une bonne trentaine de fois (à la louche), j’ai dû le terminer en un peu moins de 5h. Depuis le temps que je l’attendais, et vu la communication qui a été faite j’avoue que je m’attendais à un peu plus. Cela dit, ça ne m’empêche pas de vous le recommander fortement si vous avez aimé des jeux comme Limbo ou Inside pour leurs univers particuliers.

La dernière partie du jeu n’est pas sans rappeler cette scène du voyage de Chihiro

Mais ce ne sont pas les seuls références que nous avons apprécié retrouver dans Little Nightmares. Comme je m’y attendais, l’univers du jeu nous a fortement fait penser à La Cité des Enfants Perdus, mais aussi aux Tim Burton, ou encore au Voyage de Chihiro lors de la dernière partie du jeu… L’ambiance est à mes yeux un des grands points forts de Little Nightmares. Elle rattrape largement sa courte durée de vie et sa rejouabilité limitée.

Yummy

Des saucisses qui traînent, la cuisinière qui coupe un gros morceaux de viande bien saignante ou du vieux poiscaille, des rouleaux de PQ qui trainent, des sangsues… C’est crado et la bande-son amplifie largement cette atmosphère tout aussi gerbante qu’oppressante. Celle-ci est aussi bien retranscrite par la musique, stressante quand il le faut, que par les bruitages d’une grande qualité.

Gnom Gnom Gnom

Avec ses jolis jeux d’ombre et de lumière, on peut dire que Little Nightmares est dégueulassement magnifique. A l’instar d’Inside, ne vous attendez pas à trouver de réponses précises. Le final risque de laisser plus d’un joueur sur sa faim mais laisse libre court à votre interprétation. Si vous voulez interpréter la présence de gros lards comme une métaphore de notre société de surconsommation, ou de l’épidémie d’obésité aux Etats-Unis, ou de la nécessité de limiter notre consommation de viande franchement libre à vous. Moi, je vous laisse le soin de découvrir cette jolie pépite et son final plus ou moins prévisible mais salutaire. Dommage qu’il soit si abrupte. Et si vraiment vous hésitez à payer 19€ pour un jeu d’une durée de vie de 4h, bah attendez qu’il soit en promo mais ne passez pas à côté !

Pour ma part, hâte de voir ce que va donner son futur DLC « Secrets of The Maw » qui permettra cette fois-ci d’introduire un nouveau personnage, et peut-être de répondre à certaines questions. Aucune date n’a pour le moment été dévoilée, à suivre de près !

Les plus

  • Une direction artistique au top
  • Une ambiance bien crado sur tous les bords
  • Un scénario intriguant et captivant
  • La bande-son au top –> à faire dans le noir avec un casque ou des bonnes grosses enceintes
Les moins
  • Des énigmes un poil trop simples
  • Une durée de vie trop limitée
  • Faible rejouabilitée (mais on compte sur les DLC!!)
  • Note

    15/20
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    2 Comments

    • Salut,
      Little Nightmares est un jeu que j’ai découvert chez un ami et je l’ai tout de suite téléchargé sur mon PC via ce site : jeu-a-telecharger.fr . J’ai immédiatement accroché au concept de ce point & click, qui est d’ailleurs très original. J’ai surtout beaucoup apprécié la phase d’exploration. Par contre, je suis tout à fait d’accord avec toi concernant la durée de vie de ce jeu ; 4 heures, c’est quand même assez court.

      • Heuuu Camille ??!!!…. C’est pas un point’n’click little nightmare (t’as pas du lire l’article toi) 😀 l’exploration est proche de zéro vu que le jeux est scrolling horizontal…bref je viens de tomber par hasard sur ton commentaire et t’as fait ma journée 😉

        Ps : quitte à faire de la pub pour un site de jeux vidéo, autant savoir de quoi on parle…

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