[Test PS4] Inside : comment je suis rentrée dedans !

C’est un collègue et ami pourtant pas vraiment gameur qui m’a dit il y a plusieurs semaines « Comment ? T’as un blog jeux vidéo et tu connais pas Inside ?! ».  Mon tort : bah je sais pas. Peut-être le beau temps rouennais (qui était assez rare jusque-là cet été) qui m’a pas mal éloigné de la console et… le fait qu’il ne soit dispo que sur PC début août.

Trève d’excuses : De retour de vacances, c’est bon j’ai pris ma dose de soleil et je suis en manque de console. Après avoir constaté qu’il s’agissait du studio Playdead, créateur de Limbo, et avoir découvert son concept en vidéo (que je ne vous mets pas ici car je trouve que le trailer peut un peu vous spoiler), j’ai donc tout de suite acheté Inside, enfin disponible sur PS4 depuis le 23 août (sur PC depuis le 7 juillet… il est vraiment temps qu’on investisse. Bordel), sans réfléchir, comme on craquerait sur une paire de pompes ou sur un costume de licorne.

Mais pourquoi tu cours ?

Test du jeux vidéo Inside sur PS4

Bah parce que TU cours. Hum, pardon. Pas de menu de bienvenue dans Inside, pas d’explications, juste un petit mec sans visage qui doit d’emblée fuir des méchants sur des décors noir et blanc, moins tranchés que Limbo un peu en cinquante nuances plus sombres si vous préférey (ouais jsuis dans l’actu les gonz #CinquanteNuances heinhein TMTC – nb: j’ai pas pris de substances illicites juste du soleil croatien).  Si vous connaissez Limbo, vous n’allez pas être vraiment dépaysé graphiquement, le scrolling horizontal est toujours de mise ainsi que les interactions ultra minimaliste : vous avancez, vous sautez, et vous tirez des objets ou interagissez avec. Voilou, mais fort heureusement Playdead a plus d’un tour dans son sac niveau gameplay et j’y reviendray.

Bref, d’emblée vous voilà directement plongé en pleine forêt avec des chiens ne demandant qu’à vous dévorer et les humains vous coursant aussi sans raison. Visiblement, vous êtes recherché mort ou vif.

Une jolie profondeur de plans
Une profondeur de plan qu’elle est belle !

Ambiance glauque et mystérieuse à souhait, dès les premières minutes j’adhère (moi j’aimeuh quand c’est glauque). Le tout sur fond de décors variés et de petits détails encore plus travaillés que dans Limbo, des petites animations par ci par là, et beaucoup plus de profondeur dans les plans. Sans parler de la bande son (discrète mais efficace) qui vient ajouter une note de stress ou de zénitude, alors que parfois la situation ne s’y prête pas du tout (mais c’est ça qu’est bon).

Bref, on se laisse très facilement happer par l’univers d’Inside avec une seule question en tête à laquelle on espère pouvoir répondre à la fin : Mais pourquoi je cours ?

Un peu perchey ce gameplay ?

Test d'Inside sur PS4

La grande force d’Inside, c’est qu’il parvient subtilement à distiller des indices sur son histoire à travers son gameplay. Comme dit plus tôt, aucune indication, aucun repère ne vous sont donnés sur le scénario. A la limite, la respiration du personnage (encore une fois GG pour la bande-son) que vous jouez vous indique son niveau de stress.

Si l’histoire reste secrète du début à la fin, le gameplay de plus en plus poussé va à lui tout seul vous donner des indices sur le monde dans lequel évolue votre personnage, avec certains actes (je ne voudrais pas vous gâcher la surprise) pas toujours très éthiques pour le gameur « démocratique » que vous êtes. Bon, vous comprendrez mieux quand vous y aurez joué.

Drôle de dégaine les gars !
Drôle de dégaine les gars !

Et cerise sur le gâteau : ce gameplay n’est certes pas difficile mais plutôt très bien ficelé. Playdead a un peu voulu emprunter les codes du Die and Retry à leur sauce, bien loin d’être aussi frustrant (tant mieux je suis pas toujours très patiente). Mais quand il crève, il crève, et vous le ressentez presque personnellement (c’est même un peu trash parfois, surtout avec le son des chiens en train de vous dévorer).

Au beau milieu d’une balade tranquille, un faux pas, un manque de concentration ou de réflexe et vous êtes bons pour recommencer jusqu’à comprendre la petite « faille », qui va vous débloquer et vous aider à fuir les dangers. Les énigmes sont assez inhabituelles et font souvent travailler votre sens de l’écoute et du rythme. Encore une fois, le son joue un rôle fondamental dans Inside. Sans celui-ci, je ne suis pas sûre que vous vous sortiez aussi rapidement de certaines situations.

Choisissez bien votre moment avant d'avancer..
Choisissez bien votre moment avant d’avancer..

Sans parler de certaines scènes parfois bien stressantes dont vous aurez vite envie de vous sortir. Je ne sais pas si certains seront du même avis, mais une certaine phase aquatique (Aleluia contrairement à son prédecesseur, notre héros ne meurs pas dès qu’il tombe dans l’eau) m’a bien fait penser aux films d’horreur japonais que j’aimais regarder à l’époque (des longs cheveux noirs, beaucoup de cheveux et de l’eau, beaucoup d’eau).

Et sans parler de certaines scènes que vous aimeriez bien vivre plus longtemps. Comme la scène finale, moment le plus jouissif du jeu, dont je ne vous parlerai pas plus.

Plutôt court mais intense, Inside vous prendra 3-4h… Avec une première fin finalement aussi perchey que son gameplay. Mais pas certaine que vous renonciez à quelques heures de plus pour répondre de façon plus approfondie à la fameuse question : « Mais pourquoi je cours ?! ».

En vente chez votre marchand de jeux vidéo préféré à 19,99€, à ce prix là on appelle pô les flics pour vol.

Fin du jeu Inside - Geekmick

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2 Comments

  • Salut, j’adore Inside ! J’ai vraiment hâte de pouvoir y jouer. Je n’ai pas encore eu l’occasion de l’essayer, mais je suis persuadée que ce sera pour bientôt !

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