Test PC – Last Day of June : magnifiquement touchiant

Il y a quelques mois, je me faisais surprendre par le trailer intriguant et tout kiki de Last Day of June. Difficile de ne pas craquer pour ses graphismes façon peinture aquarelle et son petit couple touchant. Coincoin. Sorti le 31 août 2017, l’oeuvre d’Ovosonico (Murasaki Baby sur Vita, connaît po) avait visiblement des retours plutôt positifs de la communauté Steam. Le Geek a donc eu la bonne idée de me l’offrir pour mon annivseraire. Un peu de douceur entre deux combats à l’épée avec ma poto du moment Emily Kaldwin (toujours Dishonored 2 en « mission » de fond).

Avec des si…

Imaginez que vous ayez la capacité de revenir en arrière pour annuler une action qui a changé le cours de votre vie ? C’est ce qui nous est proposé dans Last Day of June. Vous incarnez donc Carl qui filait le parfait amour avec June, jusqu’à ce qu’un accident de voiture mette fin au jour de June, laissant Carl veuf et paraplégique. Ambiance.

Si la thématique de l’effet papillon est largement traitée dans le cinéma et la littérature, dans le jeu vidéo elle se fait encore un peu rare. Le dernier en date dans ma collec’, c’est bien évidemment Life is Strange, avec notre cher Maxine qui avait le pouvoir de rembobiner à la moindre de ses décisions, notamment à l’aide de ses photos.

Test PC Last Day of June
Les tableaux de June permettent à Carl de revenir en arrière.

Ici, ce sont plutôt les peintures de June qui vont permettre à Carl, son mari veuf, de revivre les scènes qui lui ont coûté la mort de sa chère et tendre. Après sa sieste quotidienne, il s’aperçoit qu’en effleurant ses tableaux, il peut revivre la journée de quatre des voisins dont elle avait peint le portrait. Ce qui tombe plutôt bien puisque chacun d’entre eux a son rôle à jouer dans le sauvetage de notre couple.

Au sein d’un joli petit hameau dans lequel vous allez passer les 3/4 de votre temps, vous allez donc jouer quatre personnages différents en plus de Carl : le petit garçon seultout pour jouer, la meilleure amie de June sur le point de déménager, le voisin chasseur un peu neuneu, et le petit papy solitaire.

Chaque perso a sa façon de se déplacer. Le chasseur neuneu sautille !

Rien de bien compliqué côté gameplay puisque vous jouez un personnage à la fois avec lequel vous devez finir votre journée avec deux actions possibles : avancer et interagir. Pas d’énigmes farfelues non plus. En fait, la seule difficulté sera de gérer l’interdépendance des choix : vous ne pouvez pas déshabiller Paul pour habiller Pierre puisque le drame peut avoir lieu de 1000 façons, et notamment en ôtant un objet à l’un de vos protagonistes. C’est loin de se transformer en casse-tête cela dit.

… On refait pas toujours le monde

Si avoir la possibilité de jouer quatre personnages supplémentaires peut paraître « excitante » à prime abord, il n’en est rien. Bien que certains personnages vous permettent de débloquer l’accès à de nouveaux espaces, ça ne suffit pas à rendre tout ça bien exaltant. Pour parvenir à vos fins (ou plutôt votre fin), vous n’aurez d’autres choix que de répéter et encore répéter la même scène bouleversante les 2-3 premières fois, un peu frustrante ensuite. Un peu comme si on voulait vous faire un bourrage de crâne dans le cadre d’une campagne Sécurité Routière.

Si bien qu’après avoir été ébloui par les magnifiques graphismes façon peintures aquarelle de Last Day of June et ses personnages très attachants, on se surprend à répéter les tâches de manière mécaniques en cherchant la touche « passer la scène ». Dommage il n’y en a pas.

Heureusement, la dernière partie du jeu change de rythme pour nous replonger un peu dans les émotions ressenties au début du jeu avec une fin, pour le coup, très touchante. J’ai même versé ma petite larmichette en scred en priant pour que Le Geek ne jette pas un oeil vers moi à ce moment là.

Pour autant, je pense que d’autres joueurs un peu plus « rancuniers » pourraient avoir du mal à ressentir autre chose que de la frustration en finissant le jeu qui occupe environ 3h, voire 4h si on prend de trouver tous les souvenirs des personnages.

Du coup, j’ai fini le jeu un peu mitigé entre le « c’était chiant » et « c’était touchant ». On n’a ni envie de le tailler (c’est de toute façon beaucoup trop beau, il faudrait être sans coeur), ni envie d’en faire l’éloge. Du coup, quand on me demande, je dis que c’est un jeu « touchiant » et que je ne veux pas être responsable si vous regrettez de l’avoir acheté.

Graphismes Last Day of June

En résumé, vous avez envie de rêver un peu avec des graphismes peintures aux couleurs vibrantes et avec une histoire touchante, qui vous rappelle que c’est tellement court une vie, tellement fragile aussi, que de courir après le temps ne laisse plus rien, à vivre ? Pour que l’amuuuuur qu’on aura partagé-hé nous donne l’envie d’aimer ? Ne me remerciez pas. Dans ce cas, ce jeu vaut la peine que vous vous y arrêtiez.

Sinon, passez votre chemin et contentez-vous de ce clip de Steven Wilson (Porcupine Tree si des amateurs de rock/métal progressif me lisent), qui n’est autre que le musicien compositeur du jeu. Vous verrez que ce clip a d’ailleurs beaucoup inspiré le studio Ovosonico, et qui sait, peut-être que vous aurez envie de tenter cette belle expérience narrative après ça.

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