Test de The Wolf Among Us, saison 1 : Owoooo…

Sorti il y a un peu plus d’un an sur PC, et depuis novembre 2014 sur PS4, the Wolf Among Us faisait partie de ces jeux que j’avais mis de côté avec The Walking Dead (honte à moi !) jusqu’à ce que mon PC commence sérieusement à me lâcher et à m’ôter tout espoir de tester mes derniers achats compulsifs sur Steam…
Quelle ne fût pas ma joie lorsque je découvris l’offre PSN sur le Super Pack Telltale Game Collection avec The Walking Dead saison 1 et 2, The Wolf Among Us, Tales From the Borderlands Season Pass (le jeu complet donc) et Game of Thrones Season Pass  (le jeu complet donc aussi) à 35€ au lieu de 99€ ! Meilleurs soldes de l’année !

Bref, bizarrement c’est The Wolf Among Us qui m’a le plus tenté dans un premier temps. Peut-être aussi parce que certains jeux comme Tales from the Borderlands ou Game of Thrones ne sont encore que dans la langue de Britney Spears et que j’avais pas la foi de faire les dialogues en temps limité sans les sous-titres français (oui c’est nul, mais c’est déjà trop de stress dans ma langue natale !).

Inspiré de la série de comics de Bill Willingham « Fables », The Wolf Among Us, saison 1 (5 épisodes), vous plonge dans Fabletown, ville newyorkaise où les personnages célèbres de contes de fée (Blanche Neige, Le grand méchant loup,  Le Bûcheron, Les 3 petits cochons, La Petite Sirène…) sont contraints de rester discrets et « normaux » au milieu des humains à l’aide d’une apparence humaine (le « charme »). Dans cette ville, où chacun peine à trouver sa place, vous incarnez Bigby, le grand méchant loup, The Big Bad Wolf, Shérif craint ou détesté de tous (en même temps il a voulu dévorer le petit Chaperon Rouge).

En clair, si vous aimez les comics, le cinéma (en particulier les polars noirs) et les jeux vidéo vous risquez de vouloir y jouer après cet article. Pour celui qui n’aime aucun des trois : je ne peux rien pour toi… Tu peux toujours danser là dessus :

« Shérif, fais-moi peur »

Quelques minutes de jeux suffisent pour s’attacher et même s’identifier (on a tous un grand méchant loup qui sommeille en nous, vidéo ci-dessus à l’appui) au très charismatique Bigby, ce grand méchant loup qui vous veut du bien malgré son côté parfois un peu… bourru.

Bigby The Wolf Among Us

Et autant être bien dans vos baskets car vous allez très vite être confronté à d’importants choix moraux et devoir apprendre à gérer le « méchant loup » qui ne demande qu’à sortir tout défoncer (rassurez-vous, vous allez parfois pouvoir vous lâcher, et bordel ça fait du bien !).

Shérif d’une ville pour le moins désenchantée, vous devez veiller sur les habitants du coin, à savoir les figures de nos très chers contes de fée tombés dans la dépression, l’alcoolémie, la corruption, ou encore la prostitution (pauvre Petite Sirène…)… et j’en passe. En bref, vous et la toute aussi attachante Blanche (qui est votre supérieure) vous en sortez plutôt pas mal dans Fableville, et bizarrement ça dérange ! A vous de réussir à vous imposer et gagner en crédibilité sans toujours passer par la force (bon, vous n’aurez parfois/souvent pas le choix). Heureusement, la diplomatie de la jolie Blanche sera là pour vous le rappeler.

Blanche dans The Wolf Among Us

Le jeu commence d’ailleurs fort avec un premier affrontement où vous sauvez Faith des mains du Bûcheron, plutôt ironique, non ? Et c’est justement toute la force du scénario : oubliez vos à priori car le passé ne représente plus rien ! Non, Barbe bleue n’est peut-être pas un tueur en série. Oui, la Belle et la Bête sont en dèche de tunes. Et oui vous,le grand méchant loup, hébergez votre pote Colin le cochon qui n’a plus de maison et pas les moyens de s’offrir un charme (la faute à qui ?). En gros, vous ne pouvez vous fier à personne !

Colin le cochon de The Wolf Among Us

Réveille le loup qui est en toi !

Tout au long du jeu vous allez d’ailleurs devoir faire des choix, aussi bien dans vos actes que dans votre façon de répondre (plutôt à la bourrin du genre « Tu m’fais chier ! » – vérifique – ou tranquille, ou muet) à vos interlocuteurs. Mais pas question de tergiverser « jla joue cool ou pas ? Il est mignon ce crapaud nan ? Mais il a l’air un peu louche… » : vous n’avez que quelques secondes pour faire votre choix ! En deux secondes vous pouvez faire péter un câble au fable en face de vous qui va instantanément perdre tout son charme (et une belle nana qui se transforme en ogre, c’est vite arrivé… et ça fait pas du bien) et perdre le vôtre par la même occasion !

"J'te l'avais dit, faut pas m'énerver !"
« J’te l’avais dit, faut pas m’énerver ! »

C’est donc votre instinct qui parle ! Et c’est lui qui va, au choix, vous plonger dans la galère ou vous permettre de limiter la casse, ou d’assurer !
Vous devrez parfois décider du premier lieu où enquêter, encore une fois en vous basant sur votre instinct, et peut être regretter ce choix par la suite. S’il est encore compliqué de juger le réel impact de certaines décisions, il est clair que selon vos décisions vous ne vivrez pas les mêmes scènes que les autres joueurs.

Un gameplay simple et efficace

Fableville de nuit - The wolf among us

Si vous avez déjà joué à d’autres jeux Telltale Games, comme The Walking Dead, vous ne devriez pas trop être perturbé par le gameplay. Le jeu reprend le même principe : un « classique » point and click, où vous serez souvent amené à jouer l’enquêteur, mais avec des phases QTE intenses ! Sans vous en dire plus, le jeu vaut le détour rien que pour une de ses scènes finales avec une longue phase QTE jouissive (où je suis restée en apnée)! Owoooo (nb: onomatopée du loup) !

Telltale Games & les comics : le duo gagnant

L'univers Comics de The Wolf Among Us

Ce n’est pas une nouveauté : Telltale Games excelle dans l’art du graphisme en cel-shading ! Le moteur graphique a bien été amélioré depuis The Walking Dead (qui était déjà très beau), et le rendu est tout simplement magnifique.

On adhère dès les premières secondes à l’univers de ce polar noir aux commandes du ténébreux Bigby, toujours la clope au bec, et à la rencontre de personnages tous plus mystérieux les uns que les autres. La musique colle parfaitement bien à cette ambiance pleine de tension, et/ou y contribue ! Jugez vous-mêmes avec ces deux extraits (la musique du menu principal & celle de générique d’ouverture) d’une bande originale simple et efficace :


Les personnages et décors s’animent devant nos yeux et on retrouve immergé dans un comics qui se dévore bien trop vite, malgré les 5 chapitres d’environ 1h30 de durée de vie ! Le tout avec une fin qui laisse planer le doute… Au moins jusqu’en 2016 (seule idée de date que l’on ait pour le moment)…

En attendant, on peut se consoler avec le comics ‘Fables’, dont l’histoire se situe après les événements de The Wolf Among Us.

Comics Fable - Geekmick

J’vous laisse, j’vais chez le libraire !

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1 Comment

  • Trop de la baaaaaaaaaaaaaaaaaalle ce titre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Amis gamer n’hésitez pas, fonceeeeeeeez 😉

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