Séries de l’été : Zoom sur Wayward Pines, saison 1

L’été, c’est souvent l’occasion pour moi de découvrir une ou deux nouvelles séries pour patienter avant la reprise de mes séries fétiches (même si il faut avouer que je n’en ai plus beaucoup…). C’est donc avec grande joie que j’ai découvert Mr.Robot (grand coup de coeur 2015 dont je vous reparlerai prochainement) et Wayward Pines, série produite par M. Night Shyamalan (‘Sixième Sens’ et de moins jolies réussites récemment), qui a réalisé le pilote, et créée par Chad Hodge (‘Runaway’ et ‘The Playboy Club’, vous connaissez pas ? Moi non plus.)

La bande-annonce :

Face à un casting plus qu’alléchant avec Matt Dillon (instant meuf : le beaugosse de Sexcrimes qui n’a pas pris une ride) dans le rôle principal, Toby Jones, Juliette Lewis (‘Tueurs nés’), ou encore Terrence Howard, et un scénario à la ‘Le Village’ ou ‘Lost’, les saisons interminables en moins – Wayward Pines est une série événement, avec 10 épisodes, ni plus ni moins – on s’est laissés tenter.

Pour info, la série débarque très bientôt, le 27 août, sur Canal +. Pour ceux qui se tâteraient, n’ayez crainte, aucun spoil dans cet article, seulement mon avis global sur l’ensemble de la saison sans en dire trop sur le dénouement de l’histoire.

Bienvenue chez les consanguins à Wayward Pines

Bienvenue à Wayward Pines

L’histoire de Wayward Pines est inspirée de la trilogie de Blake Crouch, auteur de romans policiers.
Ethan Burke (Matt Dillon donc), agent fédéral, est victime d’un grave accident de voiture alors qu’il partait à la recherche de deux collègues disparus dans l’Idaho. Il se retrouve alors dans un hôpital sans aucun patient avec une infirmière qui inspire moyennement confiance, divinement bien interprétée par l’intrigante Mélissa Léo.

Après avoir fui cet étrange hôpital il se retrouve alors dans une petite ville située en plein coeur d’une forêt de pins (d’où le nom imprononçable ‘Wayward Pines’) avec des habitants plutôt sympathiques, à premier abord. Le hic, c’est qu’il lui est impossible de rentrer en contact avec sa famille ou qui que ce soit d’extérieur à cette ville.

Il se rend alors vite compte qu’il va se retrouver coincé dans ce village légèrement oppressant aux caractéristiques plutôt curieuses : des habitants qui refusent de parler de leur passé, son ancienne collègue qui semble ne pas le connaître, une infirmière soucieuse de la fertilité de ses habitantes, une école aux méthodes d’enseignement douteuses, un téléphone qui sonne sans cesse et auquel on doit obligatoirement répondre, ou encore un Shérif aux méthodes douteuses, qui plus est accro à la glace rhum-raisin (qui mange ça ?).

Terrence Howard et Matt Dillon dans Wayward Pines

En bref, ils sont très sympathiques ces habitants souriants qui semblent tous se connaître, mais on a bizarrement pas envie de faire partie de leur monde trop longtemps. Et on ressent d’ailleurs très bien le stress et l’oppression d’Ethan en priant très fort pour percer vite le secret de cette mystérieuse ville.

Souriez, vous êtes filmés !

La loi du silence Wayward Pines

Mais cela ne risque pas d’être si simple pour Ethan. Car Wayward Pines est loin d’être la petite ville américaine idéale. Ici, tout le monde est filmé et écouté en permanence et au moindre faux pas égorgé sur la place publique face à tous ces « sympathiques » habitants qui ont soif de « justice ». Ici, les rebelles ne sont pas les bienvenus et les habitants obéissent gentiment aux règles d’une organisation totalitaire : ne jamais parler du passé, toujours répondre au téléphone (qui généralement, n’annonce rien de bon), ne jamais chercher à quitter la ville.

Le tout avec un Shérif bien décidé à faire appliquer ces règles, Terrence Howard, qui incarne très bien le psychopathe prêt à tout pour préserver Wayward Pines, sous les ordres d’un supérieur dont on ne connait pas l’identité jusqu’à la deuxième partie de la saison.

Terrence Howard dans Wayward Pines
« Je ne suis pas fou vous savez… »

Qu’est-ce qu’il se cache derrière cette société totalitaire ? Pourquoi toutes ces règles ? Notre héros a-t-il tout simplement perdu les pédales comme on espère nous le faire croire au début de la série ?

De révélations en révélations

Wayward Pines : de révélations en révélations

La série a reçu pas mal de critiques pour ses nombreuses références, ou pompages c’est selon, à des films comme Le Village, ou des séries comme Lost, Twin Peaks, ou encore Les Revenants (le côté ville dont on ne peut fuir…). Si c’est bien le cas pour le pilote, le reste de la saison s’en démarque largement et parvient à nous surprendre, que l’on aime le dénouement ou pas.

Malgré un choix un peu grotesque pour la fin – qui, à priori, ne collerait pas à l’histoire du roman – et un dénouement un peu trop rapide à mon goût avec peut-être un peu trop de rebondissements – en même temps, reprendre un roman en trilogie en seulement dix épisodes était un pari plutôt risqué – la série vaut le détour et reste une très bonne découverte 2015.

Elle a une fin, et c’est très bien comme cela.

Les plus :

  • Un très bon casting avec l’envoûtante Hope Davis, la flippante Melissa Léo, le charismatique Matt Dillon, et le psychopathe Terrence Howard, la téméraire Juliette Lewis
  • De jolies surprises
  • Un dénouement assez inattendu
  • Une ambiance oppressante
  • Une intrigue excitante

Les moins :

  • Tout va un peu trop vite
  • Les révélations s’enchaînent
  • Un choix un peu décevant pour la fin
  • Un peu de déjà vu au niveau du scénario
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