Dracula sur Netflix, une série qui a du mordant

Ciné - Séries Publié par June le


Badum tssss, en 2020 vous n'échapperez pas à mes jeux de mots pourris <3

Aujourd’hui, je vous parle de Dracula, la presque mini-série sortie le 1er janvier sur Netflix. C’est le Geek qui m’en a parlé il y a quelques semaines en me tenant ce discours « walaaa c’est ouuufff, 3 zépisodes intenses, de la balle ». Et je dois dire que ce qui m’a intéressée au-delà de la thématique des vampires, c’est le fait qu’il n’y ai que 3 épisodes. Comment parler du si charismatique Comte Dracula en 3 épisodes ?! Il fallait absolument que je parle de cette expérience parce que je suis passée par toutes les émotions !

Avant de débuter et pour vous mettre quelque chose sous la dent, je vous propose de mater le trailer de la série. Et vous avez de la chance, celui-ci ne révèle quasiment rien de ces trois épisodes !

Le classique de Bram Stoker conservé

La version 2020 de Dracula n'invente rien et ne révolutionne pas grand chose. On est toujours sur un Comte Dracula tout ce qu'il y a de basique pour un vampire : il craint la lumière du jour, son reflet et a de petites dents acérées. Rassurez-vous, ici on assiste pas à un revirement de situation comme Coldplay qui depuis 2010 a décidé de passer du côté sombre de la force de la musique. Les classiques sont conservés et on voit ce qu'on aime tant dans les films de vampires : du sang, des cris de stupeur, du sang et encore du sang ! Vous le verrez assez vite, les trois épisodes sont extrêmement différents et la narration est inédite. Tout se déroule petit à petit et on assiste à des retournements de situations du plus bel effet. Je parle en tant qu'ignare parce que je n'ai ni lu le livre, ni vu les différentes adaptations au cinéma (pardon, je ne suis pas parfaite tous les jours). Mais je suis ravie d'apprendre qu'à peu de choses près, cette version du vampire ultime, reprend la plupart des personnages du bouquin : Dracula, Jonathan Harker, Mina, Lucy etc ...

Claes Bang est Dracula

Une version de Dracula charismatique (as fuck)

Clairement niveau casting, on a été gâtés pour cette version revisitée du classique Comte Dracula (à dire avec l'accent). J'ai retrouvé avec plaisir Nathan Stewart-Jarett (mon chouchou dans Utopia et Misfits), même si son rôle est anecdotique, j'ai apprécié sa présence. Au reste du casting des acteurs peu connus (enfin du moins, peu connus par moi hein) mais que j'ai trouvé grandioses et très crédibles dans leurs rôles respectifs. Mention spéciale au duo Dracula / Soeur Agatha qui crève l'écran. Il faut savoir que Soeur Agatha va passer la plupart de son temps assise à une table à parler aux protagonistes (dont le Comte) tout au long des trois épisodes ... et pourtant elle dégage un de ces trucs incroyables et son personnage est si impertinent ! Dracula quant à lui, qui est interprété par Claes Bang, rentre direct dans mon top 3 des psychopathes derrière Hannibal par Mads Mikkelsen. Et je ne dis pas ça uniquement parce qu'il est foutrement sexy, c'est aussi et surtout pour sa performante du Compte perfide et manipulateur.

Le couvent de soeur Agatha

Épisode 1 : Les règles de la bête

J'ai décidé d'orienter ma chronique en suivant les trois épisodes parce qu'ils sont très différents et parce que j'en ai envie. Ce premier épisode, c'est la découverte du personnage de Dracula mais surtout de celui de Jonathan Harker. Johnny boy fraîchement débarqué d'Angleterre en Transylvanie, a été invité par le Comte pour régler quelques trivialités de papiers administratifs car celui-ci vient d'acheter une demeure en Angleterre. Johnny se rend compte que le manoir est bien vide et que le Comte compte sur lui pour l'aider à apprendre l'anglais. Petit à petit, il va arpenter le dédale du château et faire des découvertes macabres. Il va vite se rendre compte que Dracula est étrange et qu'il est prisonnier de l'endroit où il se trouve. Ce récit, c'est Sœur Agatha qui demande à un Jonathan de lui expliquer car il a été visiblement contaminé par un mal étrange. Petit à petit, le récit se tisse jusqu'à ce que Dracula se révèle à la grande nuit (ben oui souvenez-vous, il vit dans l'ombre).

Cet épisode plante les bases des personnages et a son lot de rebondissements qui créent l'envie de voir la suite. Personnellement, ça m'a glacé le sang jusqu'à la fin. Au début j'étais furieuse contre le makeup artist parce que faut bien avouer que c'est kitschouille mais au fond, on adore non ?

Un bateau vers la mort

Épisode 2 : Vaisseau sanguin

Promis, c'est pas moi qui ai choisi les titres des épisodes mais c'est complètement mon credo puisque cet épisode deux se passe sur un bateau. Vaisseau = bateau ... Tu l'as ? Bon bref. Notre chère Comte décide de se rendre en Angleterre pour déguster une nouvelle classe d'humains. On est au XIXème siècle donc pas d'avion ni de Uber à l'aéroport, ici on prend le bateau et le voyage est long. On va rencontrer de nouveaux personnages dans une sorte de grand Cluedo pour connaître qui fait disparaître les passagers un à un. Comme dans le premier épisode, Agatha est assise à une table et discute avec quelqu'un. Cet épisode est dingue et l'idée de confinement est bien représentée. Personnellement, l'idée d'être à bord d'un bateau pendant des semaines et d'avoir un tueur à bord me terrifie !

Dracula va petit à petit révéler son jeu pour rendre les personnages complètement dingues et on assiste à un final absolument dingue qui m'a fait hurler "Whaaaaaatttt ?" pendant approximativement 23 secondes.

Dracula en plein délire

Épisode 3 : Sombre boussole

Dracula a mis les pieds en territoire rosbif et s'apprête à goûter de nouveaux mets. Il va faire la rencontre d'une nouvelle génération et d'une femme qui va changer la donne. On en apprend un peu plus sur lui et on assiste à un dénouement ... un dénouement plutôt  ... Je vais être honnête, j'ai trouvé ce troisième épisode catastrophique. Rien ne va alors c'est compliqué pour moi d'en parler. Tout est trop différent et ce final à l'eau de rose m'a tuée. Pourtant les efforts de réalisation sont là, les personnages principaux qu'on a aimé durant les deux premiers épisodes sont là mais c'est creux. Je vous laisse bien entendu le soin de vous faire votre avis mais j'ai trouvé cet épisode inutile et vraiment mauvais. J'ai même eu l'impression que les acteurs étaient saoulés de jouer aussi. Le foutu makeup artist est revenu avec un corps brûlé si affreux que ça m'a tout de même occasionné un beau fou rire.

Un gros dommage donc sur cette fin mais ça n’entache absolument pas mon avis sur cette série !

Mentally inserts you into a recipe

Une fin qui te fait dire "Bon sang !"

Vous l'aurez compris, j'ai été globalement très séduite par cette version made in Netflix de Dracula malgré un épisode 3 décevant. Les décors sont absolument sublimes et l'ambiance spooky y est bien retranscrite. Ce qui sauve la série ce sont ses acteurs et la façon dont les événements s'enchaînent. Retirez ça et vous avez un bon gros navet SF donc on oublie vite le nom. Vu comment la série se termine, elle peut s'arrêter ainsi et on aurait pas le droit à une saison deux ... mais les audiences et la critique décideront du sort que Netflix réservera à sa version du Comte Dracula.

6/10

Les plus :

  • Trois épisodes de 1h30 chacuns = 3 films !
  • Un dracula charismatique as fuck
  • Des rebondissements en pagaille

Les moins :

  • Un épisode trois raté de chez raté
  • Un makeup artist discount (pardon si tu passe par là)
  • Est-ce que je vous ai dis que l'épisode 3 était nul ?

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June

À propos de l'auteur de l'article : June

Bébé licorne-chat chez Geekmick. Passionnée de cinéma et de science fiction depuis son plus jeune âge grâce à papa fan de jeux vidéos. Biberonnée à Tomb Raider et Syberia. Aime : les mindfucks dans les films, cette impression de ne plus savoir vivre quand tu as fini une série et les chats (partout tout le temps). Particularité : sait placer habilement en chaque fin de soirée une compilation de deux heures de lolcats sur YouTube. Expression fétiche : le « tu vois » des connasses en fin de phrase. Secret honteux : a vu Moulin Rouge près de 176 fois. Sachez que Le chat est à June ce que la licorne est à Violaine.

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