The end of the F***ing world : Adolescence tragicomique.

Allez on sourit pour la photo.

Décidément, on est très séries en ce moment chez Geekmick. Est-ce la faute au fait que peu de films « intéressants » à mon goût sortent en salles en ce moment? Petit aparté parce j’attends avec impatience Ready Player One prévu pour fin Mars de Spielberg (qui pourrait tout aussi bien être révolutionnaire comme ridiculement nul) – petite pépite qui aura pour sûr une place ici sur Geekmick (cinéma + jeu vidéo = je bande!).

Bref, les fêtes de fin d’année et leur lot de fromage au lait cru sont passés. L’arrivée de cette création Netflix à la sauce anglaise était parfaite pour nous remettre d’aplomb et rigoler un peu. J’ai vu la bande annonce quelques jours avant la sortie et j’avoue que le pitch m’a bien tentée. J’y ai entrevu un savoureux cocktail adolescence + névroses en chaîne + humour grinçant anglais = I’M IN ! Je vous laisse découvrir la vidéo de présentation made in Netflix :

Adopteunpsychopate.com

L’histoire est simple sur le principe : James a 17 ans et se présente comme un sociopathe qui, lassé d’égorger des animaux (pauvres bébés) veut passer au niveau supérieur et trouver la victime humaine parfaite. Au lycée, il rencontre Alyssa qui se démarque des autres adolescents par son attitude totalement désinvolte et agressive. Par un concours de circonstances , ces deux-là vont s’embarquer dans un road-trip en mode galère pour tenter de ressentir un peu d’émotion dans leurs pauvres existences. Le mix d’un psychopathe notoire et d’une sociopathe avérée va tenter tant mal que mal (oui) d’arriver à leurs buts respectifs. (Un meurtre pour James et l’envie de faire chier le monde entier pour Alyssa, vous suivez là ou bien?)

Allez on sourit pour la photo.

Bordel, tenez vos ados en laisse

Ce qui rend la série terriblement drôle c’est son aspect de comédie. Ouais la thématique est sombre dans le fond mais je vous assure que de voir ces ados irrévérencieux et insupportables rend le tout hilarant. Alyssa est l’archétype de la gamine insupportable en pleine crise des 16 ans. Elle prend un malin plaisir à être une emmerdeuse. Devant elle, je me suis sentie vieille du haut de mes 25 ans à vouloir lui clouer le bec (expression de 1983, je vieillis bordel). Quant à James, on notera la facilité que l’acteur a dû avoir à apprendre ses répliques. « Yes » et « Okay » occupant tranquillement un bon 75% de son script. Mais c’est aussi ça l’adolescence, certains préfèrent rester acteurs de cette magnifique période (de merde) appelée LA PUBERTÉ. Ce côté passager de sa propre vie rend certains passages bidonnants. Mention toute spéciale à Frodon, un ado que le duo rencontre dans une station service et qui vous laissera pour sûr un souvenir mémorable.

Who is my next victim?

On a connu des crises d’ados plus simples

Mais ne vous laissez pas avoir par le côté comédie anglaise style Channel 4 qu’on a pu voir dans des séries telles que : Shameless, Misfits etc… Dans cette série, de vraies thématiques sombres sont présentées. J’ai personnellement été profondément émue par certains passages. James par exemple, cache derrière son jemenfoutisme latent, de vrais traumatismes liés à l’enfance. Certains passages au début drôles prennent un tournant inattendu et « malaisant » (comme disent les jeunes). OSEKOUR ce passage du gentil conducteur qui les prend en stop. Si les domaines du suicide, de la dépression et des psychopathes vous mettent mal à l’aise, passez votre chemin. Réellement.  Quant à Alyssa, c’est une véritable quête de sens à sa vie qu’elle va poursuivre jusqu’à la fin de cette saison. Sans trop en dévoiler, ces gamins vont tous deux effectuer un vrai voyage initiatique qui les marquera à vie et les regarder traverser toutes ces épreuves n’est pas toujours facile à supporter.

La danse des psychopathes

Une palette d’acteurs-pépites

Enfin et pour finir sur une petite note fangirl. On a le droit à un casting d’exception. Tout d’abord l’acteur qui interprète James : Alex Lawther qu’on a pu remarquer en jeune Alan Turing dans Imitation Game puis dans l’épisode « Shut up and dance » de la saison 3 de Black Mirror. Personnellement, je suis fan de sa moue déjà légendaire de mec qui ne ressent rien (passion psychopathes qui s’ignorent <3). Sans oublier la géniallissime Jessica Barden dans le rôle d’Alyssa qui colle parfaitement au rôle de la petite connasse qu’on adore. Mais, on a aussi des acteurs secondaires d’exceptions. J’ai été profondément marquée par les deux pères de nos protagonistes : Leslie, le père d’Alyssa aux multiples facettes et Phil, le père de James passager de sa propre vie. Il y a aussi un second duo qui marche terriblement bien, c’est celui des deux flics qui enquêtent sur la disparition / boulette des ados. Respectivement interprétées par Gemma Whelan : Yara Greyjoy dans Game of Thrones et Wunmi Mosaku aperçue dans l’épisode 2 de la saison 3 de Black Mirror « Playtest ».

Un cross-over de séries?

Je pense que vous l’aurez assez bien compris, j’ai ADORÉ cette série. Tellement adoré que je l’ai regardée d’une traite lors d’un bon Dimanche glandouille à la maison. La série est relativement courte et les épisodes durent une vingtaine de minutes. Si vous êtes sensibles aux thématiques abordées et que vous avez besoin en même temps de vous détendre, je ne peux que vous recommander The end of the f***ing world ! La série s’inspire d’un roman graphique, j’ai pour le coup très envie de me le procurer.

 

Les + de TEOTFW :
– 9,8/10 bordel
– Les acteurs au top
– L’histoire et les thématiques
– Le LOL permanent

Les – de TEOTFW:
– Pas sûre qu’on ait le droit à une saison 2
– Certains personnages secondaires sont survolés alors qu’ils auraient du potentiel (saison 2?)
– Pas assez d’épisode  #jenveux+

Ma note finale

9,7/10
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