[Test PS4] Party Hard : mais qui l’a invité ?!

Les beaux jours reviennent (ouais, bof mais c’est l’expression du moment)… Et qui dit beaux jours dit gros barbec’ et grosses teufs tête dans les caissons… Yeahhhhh ! Sauf que notre héros vidéoludique de la semaine ne l’entend pas trop de cette oreille et compte bien mettre fin à cette jeunesse dépravée qui écoute de la techno toujours pareil (boom boom dans tes oreilles ! ♫)

Alors forcément moi, je vois cette petite nouveauté sur le PSN dans un jour de faiblesse (j’ai acheté 4 jeux dont vous entendrez évidemment parler bientôt) et je dis BANCO ! A vous d’en juger ?

Alors ça réveille le voisin vénére qui sommeille en vous, nan ? Allez on y va !

Vous l’aurez sans doute compris, Party Hard est un jeu en pixel-art de furtivité (ou pas) qui vous met dans la peau d’un tueur en série qui veut juste dormir et décide de retrouver le calme par ses propres moyens, en tuant une foule d’innocents fêtards sans se faire griller par la police. Une sorte de « justicier » de la teuf quoi.

Pour la petite histoire, le concept un peu fou du jeu a été trouvé par Pinokl Game – qui sont plutôt habitués à travailler sur des jeux casual – lors d’une Game Jam. Le prototype est d’ailleurs en ligne et vous permet d’avoir un petit (c’est un prototype hein) avant-goût de ce qui vous attend. Séduit par le concept, TinyBuild a décidé de les soutenir pour leur permettre de créer la version complète du jeu.

Pour les joueurs PC, Party Hard était déjà disponible sur Steam depuis le 25 août 2015. Il s’est même récemment doté d’un éditeur de niveaux dont je ne pourrai malheureusement pas vous parler puisqu’à priori ce n’est pas prévu pour tout de suite sur console. Trop naze ! 🙁

Alors, une tuerie au sens propre et littéral du terme ou pas ?

Début de soirée

Et tu tapes, tapes, tapes c’est ta façon d’aimer. ♫

Test du Jeu Vidéo Party Hard

3h du mat’ affiche le réveil… et les voisins foutent le gros boxon. Là c’est trop ! Vous ne décidez pas d’appeler les flics ou de toquer chez les voisins. Nan, pour être sûr d’être vraiment tranquille, vous décidez d’aller tous les tuer un par un, serein. Pourquoi s’emmerder après tout ? Après un rapide tuto pour vous montrer le principe – on se déplace et on donne des coups de couteau – vous voilà en pleine incruste dans une soirée en maison avec une cinquantaine de personnes. Rien que ça !

Musique rétro-électro aux beats simples (mais qui restent bien en tête toute la journée), des gens qui dansent partout, d’autres qui draguent qui branchent et vont s’isoler pour s’embrasser (et plus si affinités), de l’alcool, des gens alcoolisés qui dorment un peu partout, du trafic pas net… Tout semble être parti pour que cette soirée incruste soit une pure tuerie !

Dans un univers graphique qui n’est pas sans rappeler celui de Hotline Miami, vous allez devoir tuer les teufeurs un par un sans vous faire attraper par la police, qui devrait se pointer assez souvent. Pour venir à bout des 50 invités, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Poignarder un fêtard un peu trop isolé en veillant à ne pas être dans l’angle de vision des autres invités
  • Accélérer : plutôt pratique quand les flics sont à votre poursuite mais vous devrez attendre (un peu trop) longtemps que la jauge se remplisse pour pouvoir accélérer à nouveau
  • Danser : et ainsi faire fuire les gens parce que votre danse façon Bee Gees est un peu trop ring’ à leur goût. Attention, parfois ça pourrait même en énerver certains (eh oui vous n’êtes pas le seul vénère de la soirée)
  • Choper poison et autres armes à un type louche, et tendre des pièges en utilisant votre environnement. Le jeu a d’ailleurs son propre mode instinct vous permettant d’afficher tous les pièges & éléments avec lesquels interagir.
  • Cacher des corps dans des endroits spécifiques (des bennes à ordure, un congélateur…).

Le gameplay reste donc très simple mais on vous réserve quand même quelques petits secrets à découvrir soi-même en se baladant dans les environs. En cas de difficulté, ou si vous êtes tout simplement curieux, vous pourrez même utiliser votre unique joker « appel à un ami ». Tout le charme du jeu repose d’ailleurs sur son côté aléatoire : un lot de surprises et d’événements incongrus comme une invasion de zombie, un garde du corps russe volant à votre secours, ou encore un animal pas si inoffensif que ça vous aideront à venir à vos fins.

Party Hard_20160519211322

Très vite, la panique s’installe et donne lieu à des cris et bruitages poilants, dignes d’une bonne vieille partie de Sims. Le compteur défile et ce n’est pas sans une certaine satisfaction et fierté que vous verrez la soirée se vider en enchaînant les combos. Gnihihihihihihi.

I’m too old for this shit.

Mais attention, face à une police pourtant un peu fainéante que l’on pourra assez facilement éviter, une perte de vigilance ou un pas un peu trop lourd pourrait bien vous faire retourner à la case prison. Et comme les développeurs sont de petits blagueurs, les niveaux sont toujours imprévisibles, y compris ceux que vous recommencez pour la énième fois. A trop vouloir jouer les gros malins vous pourriez bien vous trouver pris au piège à seulement 5 morts de la fin.

En parallèle, vous découvrez l’histoire de l’inspecteur qui a enquêté sur ce mystérieux sérial-teufeur-killer. Chaque niveau gagné vous permettant à chaque fois de débloquer une nouvelle cutscene permettant d’en apprendre plus sur l’avancée de l’enquête et les motivations du tueur. Ces petits extraits à l’ambiance morbide apportent un vrai plus et permettent de donner un peu plus de consistance à un jeu dont le côté répétitif pourrait en rebuter plus d’un. Bref, ça s’annonce plutôt bien ces soirées là !

Rabat-joie

Avant...
Avant…

Tout comme notre serial-party-killer je vais à mon tour un peu jouer les rabat-joise (ouaisouais t’as bien lu) !

J’espère que vous êtes patients ou alors vraiment adeptes de challenge ?! Car une fois les quelques pièges et votre joker « appel à un ami » épuisés, il vous faudra faire preuve d’un certain sang-froid pour tuer un par un la moitié de rescapés restante – qui n’a visiblement pas été assez refroidie par les cadavres gisants ça et là – tout en restant vigilant.

Cela fait longtemps qu’un jeu ne m’avais pas autant fait hurler de rage. Bah ouais parce que quand tu te fais choper pour la 3ème fois par un vigile (sont coriaces ceux-là) / un flic / un agent spécial / un invité qui perd soudainement la raison alors qu’il te reste plus que deux connards fêtards à tuer, crois-moi t’as (légèrement) la haine. On regrettera parfois que certains actes passent totalement inaperçus alors que d’autres bien plus discrets compromettent sans raison votre mission. Du coup, en vous rapprochant du but vous pourriez bien en perdre en témérité ! Mais en fait, je crois que j’aime ça, mon petit côté maso !

Et puis parfois des « miracles » se produisent ! Le Geek qui passait par là a voulu tester le niveau qui fâche (le temps que je me calme) et s’est retrouvé avec un bug plutôt gagnant : il a quand même trouvé le moyen de faire bugger le policier venu le chercher et a donc pu enchaîner assez vite une trentaine de meurtres sans que personnes ne puisse appeler la police (bah ouais vu qu’elle était déjà là) ! D’autres fois, à l’inverse vous serez contraints de vous balader avec une petite mare de sang à vos trousses.. Bref, le jeu comporte un certain nombre de bugs et ralentissements (gare aux meurtres groupés), qui pourraient en énerver certains.

Sans compter sur l’aspect très répétitif du jeu qui vous obligera à reproduire plus ou moins les même stratégies pour chaque niveau. Heureusement, certains personnages bonus débloqués à l’aide de trophées spéciaux, comme le Butcher, permettront de pimenter un peu tout ça.

Bon ça y est je les ai tous buté ?
… Après !

Mais passons car pour la modique somme de 12€ Party Hard compte tout de même pas moins de 12 niveaux (avec des petites variations pour chacun d’entre eux) pour venir à bout de son histoire. C’est selon moi largement suffisant ! J’avoue avoir frôlé l’indigestion en découvrant qu’il restait 7 niveaux bonus, même si certains valent plutôt le détour pour leurs univers bien perchés ! Dommage qu’ils ne soient pas allés plus loin au niveau des pièges…

Last night a DJ (didn’t) saved my life ! ♫

L’humour omniprésent du jeu – mention spéciale pour le DJ infatigable qui continue de mixer tête coupée – sa bande-son (j’avoue m’être trémoussée tout en tuant sereinement 2-3 personnes) et son côté très décalé ont suffi à me garder en haleine du début à la fin ! On pourra dire que celui-là… je l’ai saigné !!!

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1 Comment

  • Bon on va pas se mentir, ce jeu c’est un peu hitman en week-end ! En même temps, je me mets à la place de l’agent 47 qui un vendredi soir, après une bière avec ses collègues se dit « yes week-end » et là en rentrant chez lui, il entend ses voisins écouter ABBA à fond … C’est sûr que ça peut que mal finir !!

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