Test de Until Dawn : on l’aime jusqu’à l’aube bébé

Sorti mercredi dernier, le 26 août, Until Dawn – exclu PS4, précisons-le d’emblée – faisait partie d’un des jeux que j’attendais le plus en 2015 !

Son scénario de slasher couplé à un gameplay à la Heavy Rain et surtout son casting de folie- Hayden Panettiere, Rami Malek (mon héros du moment dans Mr. Robot), Peter Stormare (Prison Break, 22 Jump Street, L’Imaginarium du Docteur Parnassus…) – avaient fini de me convaincre que ce jeu serait dans ma console le jour de sa sortie (et même la veille), peu importe l’état de mon compte en banque !

Alors, est-ce que ça en valait le coût ?

I know what you did last summer winter…

l'homme masqué dans Until Dawn

Pour commencer, qu’est-ce qu’un bon vieux slasher ? Pour faire un bon vieux slasher il vous faut :

  • Une bande de jeunes de tous horizons avec SURTOUT une pouffe méprisante que vous aurez envie de voir mourir (mais qui meurt toujours en dernière) et un beaugosse courageux ✓
  • … Oui mais des jeunes qui ont commis une erreur dans le passé (Souviens-toi l’hiver, l’été dernier…) ✓
  • Un semblant d’amour et de scènes olé-olé (très gentiment) ✓
  • Un type bien flippant qui leur court après pour les punir, souvent avec un masque ✓
  • Et souvent avec un couteau ✓

Until Dawn semble réunir tous ces critères déterminants ! A commencer par le scénario :
Après avoir perdu deux amies dans des circonstances étranges un an plus tôt, suite à une blague de mauvais goût,  une bande de jeunes décident de revenir sur place pour tous se retrouver et tenir compagnie à leur ami Josh, frère des deux disparues. On est déjà dans l’ambiance et ♫

Personnellement, avec un passif pareil je n’aurais déjà plus envie de retourner dans ce chalet. Mais que voulez-vous, comme dans tous slasher-movie, nos victimes sont jeunes et intrépides cons. A vous de les guider vers le droit chemin… ou pas.

"Posey dans ma baignoire..."
« Posey dans ma baignoire… »

Dans un scénario proche d’un ‘Souviens-toi l’été dernier’, vous incarnez pas un, pas deux, mais huit jeunes tous très différents que vous allez essayer de garder en vie jusqu’à l’aube (jusqu’à l’aube bébé !). Chacun possède ses propres traits de caractère et affinités que vous pourrez faire évoluer tout au long du jeu selon vos actions (on drague on branche ♫ on calme ou on alimente les tensions). Une fonctionnalité qui reste très rare dans ce genre de jeu.

Until Dawn Mike et Sam

Je n’en dirais pas plus sur les jolies surprises qui vous attendent mais c’est justement cette volonté de vous proposer une expérience unique, à l’image de vos choix – et de vos peurs mouahaha – qui fait toute la richesse du jeu selon moi.

« J’n’ai jamais tué d’innocents… excepté une fois au chaley ! »

Pardon pour cette honteuse référence youtubesque – qu’il vaut mieux ne pas comprendre – qui est surtout là pour parler de mon expérience de jeu.

Bon, dans Until Dawn on est plus proche d’un slasher-movie interactif que d’un survival horror traditionnel. Le gameplay reste donc assez simple et proche d’un Quantic Dream (Fahrenheit ou Heavy Rain) ou d’un Telltale Games (The Wolf Among Us)… Il alterne des phases de QTE très simples mais riches en émotions, avec des moments intenses où vous ne devrez pas bouger la manette, et des phases d’enquête et d’exploration.

Exploration dans Until Dawn

Une fois familiarisé au contrôle gyroscopique qui vous sert à diriger votre tête et rester immobile dans les moments délicats, ce sont les choix à faire qui vont vous compliquer la tâche (oui, je suis abonnée à ce genre de jeux, J’aime l’effet papillon !). Et ne vous attendez pas à du choix tout noir ou tout blanc : privilégier l’escalade au saut ou le raccourci au détour prudent, ou tout simplement le choix à l’inaction, peuvent parfois vous coûter cher… Mais pas aussi cher que la campagne de com’ voulait nous le faire croire.

Gameplay Until Dawn

Vous aurez tout de même un temps très limité pour décider. Aucune place à la tergiversation. Les totems que vous rencontrerez sur votre chemin pourront parfois vous être d’une grande aide pour prendre certaines de vos décisions. Concept que j’ai trouvé assez intéressant, tout comme celui de l’Effet Papillon, qui vous permet de mesurer précisément les répercussions de vos décisions.

Autant vous dire que si Until Dawn est loin d’être aussi stressant et oppressant qu’un Alien Isolation, il devrait tout de même vous apporter une bonne dose de stress et de sursauts. Stress amplifié par des plans de caméra particulièrement efficaces de face – qui ne laissent rien anticiper – dans un coin – qui donnent l’impression d’être observés – ou en contre-plongée.

Les plans de caméra dans Until Dawn

Le tout dans la nuit, simplement éclairé par votre lampe de poche que vous dirigez vous-mêmes à l’aide du contrôle gyroscopique (qui manque parfois de précision). J’en profite d’ailleurs pour parler des graphismes qui sont très réussis avec des expressions de visage et des effets d’éclairage de grande qualité.  Ils contribuent largement à l’atmosphère pesante du jeu bien amplifiée par une ambiance sonore bien crispante !

Les graphismes dans Until Dawn

Vous qui êtes amateurs de slasher-movie juste pour le plaisir de critiquer les actes des personnages : ici c’est vous le boulet acteur de ses choix et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même si vous finissez le jeu sans aucun survivant ! Car vous aurez beau les trouver attachants – en même temps les doublages et expressions faciales sont irréprochables, avec une VF tout à fait honnête pour les plus grands réfractaires à la langue de Britney Spears – ils vont tous prendre chers, que vous le vouliez ou non !

Emilie dans Until Dawn

Il ne vous faudra pas plus de 6 à 8h (selon votre degré de curiosité) pour venir à terme de ce jeu et je ne suis pas certaine que son scénario – surprenant mais un brin trop linéaire et décevant à partir de la deuxième partie du jeu  – ne suffise à donner l’envie de le recommencer jusqu’à une fin parfaite !

Si bien qu’après une – ou deux si vous êtes vraiment motivé – partie sérieuse, vous seriez plutôt tenté de lâcher prise et d’en faire mourir un ou deux volontairement ou de ne faire survivre qu’un échantillon précis (les boulets, les blondes, les beaugosses, les moches). Et Heureusement, une fois terminé, le jeu, qu’il est bien évidemment impossible de sauvegarder à votre guise, vous laisse la possibilité de reprendre l’histoire à partir d’un chapitre précis.

Remboursé !!!

Une fois l’aube arrivée, j’ai beau avoir passé un très bon moment, l’impression que l’on m’a un peu trop vendu du rêve me laisse un goût un peu amer. Until Dawn a été un peu trop beau parleur à mon goût ! Il parvient quand même de justesse à obtenir le label « Bien foutu les potes » grâce à son expérience de jeu innovante.

Les Plus

  • Une belle référence au slasher-movie
  • Un casting avec des doublages de qualité
  • Des graphismes réussis avec une mention spéciale pour les éclairages & expressions faciales
  • Une ambiance sonore digne des plus grands films d’horreur
  • Une expérience de jeu innovante
Les Moins
  • Une campagne de com’ qui a un peu trop vendu de rêve
  • Une durée de vie limitée
  • Gameplay : le contrôle gyroscopique pas toujours très précis
  • Un intérêt scénaristique insuffisant pour avoir envie de recommencer le jeu
  • Des QTE intenses mais au gameplay limité 
  • Au fait, désolée pour cette référence honteuse dans le titre et ça et là dans l’article… Mais ça faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé une musique pourrie pour illustrer mon propos. Bonne journée ! 🙂

    Ha hein ha hein ♫

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    1 Comment

    • En voilà un autre jeu horrifique que j’aime bien ! C’est sûr qu’il est un peu moins effrayant que Resident Evil 7, mais il reste quand même un divertissement très exaltant.

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