Les kids de Hawkins sont de retour dans Stranger Things 2 : YAY or NAY?

La bande des Ghostbusters au complet

On l’attendait tous avec impatience depuis des mois et Netflix a exaucé nos prières le vendredi 27 Octobre. La saison 2 de Stranger Things est enfin sortie.

Stranger Things ça a tout de suite été le coup de cœur série de l’année 2016 pour beaucoup d’entre nous. Il faut dire qu’elle avait tout pour plaire. Elle nous parle forcément beaucoup car elle dépeint l’enfance de notre génération. Aller rejoindre ses amis en vélo, ne pas envoyer de texto à nos parents (parce qu’on n’avait pas encore d’iPhone duuuh), tenter de battre les records à la salle d’arcade, être passionné par les découvertes scientifiques et accro à la science-fiction… Si vous êtes nés entre 1980 et 1995, vous avez forcément craqué pour une de ces affirmations.

Après une saison 1 passionnante et une fin qui nous laissait rêveur, on était tous à fond pour voir ce que notre adorable petite bande de nerds de Hawkins allait nous réserver. Je pense qu’on avait tous un petit sac de questions à base de « Qu’est ce que Will a craché dans le lavabo? Où est la géniale Barbara ? Eleven est-elle morte ? Quel est le fuck dans l’Upside Down ? ».
Je pense que cette saison 2 a répondu à pas mal de ces questions en partie tout en soulevant de nouvelles questions (saison 3 is that you ?).

Je vous embarque dans une chronique AVEC spoilers – parce que je ne peux faire sans – de la nouvelle saison de Stranger Things AKA « La série qu’elle aurait pu être faite en 1990 avec les gamins les plus attachants / drôles / geeks de l’univers ».

On prend les mêmes et on recommence …

Qui est ce nouvel élève?

On va faire court pour commencer : j’ai adoré cette saison. Elle est restée dans le même état d’esprit que la première avec ses punchlines hilarantes et ses références à la culture des années 80-90. On a aimé revoir cette petite ville tranquille d’apparence et ses phénomènes carrément étranges et retrouver tous ces personnages qu’on a eu du mal à quitter. On trouve cependant quelques nouveautés avec de nouveaux personnages très réussis et de nouvelles intrigues qui tiennent la route.

Avant de vous en parler, il faut avouer que le fait que cette saison 2 se concentre sur les personnages de second plan de la saison 1 est intéressant. Non pas que je n’ai pas aimé Nancy, Mike et Joyce mais je trouve ça vivifiant d’avoir pu découvrir par exemple Dustin, Lucas et Steve en personnages clés alors que leurs apparitions étaient plus ou moins anecdotiques dans la saison 1. J’ai particulièrement aimé l’intrigue de Dustin, de sa maman névrosée et de son animal de compagnie Darte ainsi que son duo mémorable avec Steve. Quant à Lucas, j’ai aimé le voir tout doucement tomber amoureux.

Mais ce qui est tout autant appréciable c’est d’avoir retrouvé des dynamiques de personnages de la saison 1 qui continuent de fonctionner parfaitement cette année. On notera le retour du duo Nancy/Jonathan en détectives privés qui sèchent les cours pour aider les parents de Barbara à passer un cap.

La fille de la bande

Mad Max VS Relou Brother

Mais mon gros coup de cœur de cette année va à Maxine. Déjà zéro objectivité, pour moi ce prénom c’est le prénom badass/timide par excellence (Life is strange). Elle a apporté un peu de fraîcheur dans la série et, soyons honnête, un peu de badasserie. Elle déchire, tout simplement. Elle est cette petite fille que nous avons été pour beaucoup, elle aime les jeux vidéo, les bornes d’arcades et tacler les mecs. En plus, son côté rouquine ne fait qu’ajouter à son charme. Tout mon portrait quoi. Sauf que moi, les garçons j’en avais peur.

Pendant les ¾ de cette saison, j’ai par contre détesté son demi-frère Billy. Je l’ai trouvé au premier abord beaucoup trop stéréotypé. Alors je sais que les stéréotypes sont importants pour créer du lien avec le public et ça permet de poser des repères mais là ça en faisait beaucoup :

  • Mullet: check ;
  • La voiture de course et les dérapages : check ;
  • Levisage efféminé des années 80 : check ;
  • Le bad guy qui plaît aux filles : check ;
  • Le big bully qui terrorise tout le monde : check.

Sauf que je trouve finalement (après mûres réflexions) que le personnage n’est pas si malvenu que ça. Parce qu’on y voit une autre facette de l’adolescence : la souffrance d’une situation familiale qui nous désole ainsi que la reproduction du schéma de violence dont il est victime.

En aparté, le cas Bob.

Bob, le beau-papa dont on rêve tous.

Enfin le dernier nouveau personnage que la série a apporté, c’est celui de Bob. Bob est le petit ami de Joyce, la maman de Will. Alors déjà le choix du casting fait qu’on ne peut pas détester le personnage de Bob. Interprété par Sean Astin aka Sam Gamegie. Encore une fois, mon avis est complètement biaisé ici mais je veux dire sérieusement … c’est SAM.

J’ai trouvé Bob rassurant comme un plaid bien chaud en fin de journée. L’affection qu’il développe tout au long des épisodes pour Will est très attendrissante, on sent que c’est un homme profondément bon qui ne veut que le bonheur des autres. Et avoir cela à l’écran après le terrible Demogorgon et le méchant Docteur Brenner de la saison 1 fait du bien. Il n’est pas toujours de très bons conseils comme on peut le voir dans l’épisode 3 de cette nouvelle saison. Il explique à Will sa peur d’enfance : le clown de ses cauchemars. (IT version 2017, serais-tu passé par là ?) Il lui dit qu’il doit affronter ses peurs en envoyant balader l’objet de sa peur. Sauf qu’à la fin de cet même épisode, Will doit affronter une fois de plus sa plus grande peur : cette immense créature de l’Upside Down. Will prend son courage de petit homme à deux mains et hurle à l’affreuse bête de s’en aller sauf que ça n’était pas un cauchemar… et Will se retrouve une nouvelle fois dans une belle purée d’emmerdes. Pas merci Bob !

Mais c’était pas pour autant qu’il fallait le faire mourir à la fin ! Pauvre Bob…(j’avais prévenu pour les spoilers). Je trouve qu’il aurait pu constituer un élément important pour la suite des événements. Je le vois bien en saison 3 faire le beau papa relou à s’incruster dans les parties de Dongeons et Dragons de nos petits geekous #gênanceultime #monbeaupapaceloser. On appréciera tout de même la petite dédicace de la création du club audio à la fin.

Coup de coeur pour le duo Eleven / Hopper.

Et comment parler de Stranger Things sans évoquer Eleven ? J’ai trouvé triste de l’écarter de la bande pour la plus grosse partie de cette saison. Il est vrai qu’ils formaient à deux avec Mike un duo mémorable qu’on aurait aimé revoir un peu plus. Mais dans cette saison elle forme un nouveau duo avec Hopper, le chef de la police de Hawkins. Et ce duo marche du tonnerre (expression de 1991, on reste dans le thème). Celui-ci l’a gardée sous son aile pour la protéger des grands méchants mais l’a énormément mise à l’écart. Tellement mise à l’écart que la gamine aux supers pouvoirs lui a ruiné sa jolie cabane dans la forêt et s’est sérieusement mise en danger. Au premier abord, je n’ai pas aimé son intrigue trop isolée du reste des actions. Mais en réfléchissant (oui ça m’arrive), j’ai trouvé ça nécessaire. Il est vrai qu’on ne savait pas ou peu de choses sur elle. Et on en a appris beaucoup. J’ai particulièrement aimé l’intrigue avec sa Maman (et son blocage sur de mystérieux mots) mais aussi l’épisode stand alone sur sa « sœur » et sa bande de justiciers-punks-fucklapolice. J’aimerais beaucoup retrouver ces personnages dans une saison 3.

L’avis de Violaine : han alors ça c’est marrant parce qu’à moi ils m’ont grave soulé les faux punks à deux balles.

Et le mauvais dans tout ça?

Le générique qui donne des frissons.

Pas de défauts à cette saison me direz-vous ? Oui, je vous vois bien au fond de la salle les petits rageux. Honnêtement, il y en a si peu pour moi qu’ils ne valent pas un paragraphe. Alors oui, on peut reprocher le manque de vrai cliffhanger de fin. Au final, la série peut très bien s’arrêter à la fin de cette saison 2… ou pas. Je rêverais de voir nos justiciers accros aux jeux de rôles franchir la frontière de l’Upside Down pour le détruire de l’intérieur. Et qui sait pourquoi pas retrouver la bande de punks de la sœur d’Eleven*?

* »Pitié naaaaaan, pas les punks de mes ******** », Violaine.

Les plus de cette saison :

  • Les punchlines de Dustin comme “She will not be able to resist these pearls. Grrrr.” / “Domodogs” [Sorry, team VOST]
  • La mise en avant de Dustin, Steve et Lucas.
  • Les nouveaux personnages.
  • C’est vachement beaucoup plus stressant que la saison 1 et c’est cool (Violaine, qui s’incruste encore !)
Les moins de cette saison :

  • Désolée, j’en vois pas d’assez pertinent pour l’afficher.

Ma note finale

8,5/10

3 Comments

  • « Quant à Lucas, j’ai aimé le voir tout doucement tomber amoureux puis mener un duo mémorable avec Steve »

    C’est Dustin qui forme le duo avec Steve (quand il doit se débarrasser de Darte mais qu’il est devenu costaud).

    Parce que Lucas soit il apparait avec le groupe soit il apparait avec Max dans cette saison.

  • Mais sinon très bonne critique de la série, même si je rejoins Violaine sur les punks, que j’ai trouvé assez inutiles et chiants et même BEAUCOUP trop stéréotypés (même par rapport aux autres personnages clichés de la série). Je pense qu’il y aurait eu matière à développer cet aspect d’Eleven autrement que par cet épisode de trop (d’ailleurs la saison 2 a un épisode en plus par rapport à la saison 1). Après peut être que la saison 3 sera justement sur les autres expériences. Sa pote était le numéro 8 et Eleven est ,comme son nom l’indique, le numéro 11, quid des autres numéros ?

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