[Séries] 11.22.63 nous embarque dans les 60’s

Hééé coucou ! Après deux semaines de silence total sur le blog, je vous rassure je suis toujours vivante (bon ma jambe gauche un petit peu moins) ! L’avantage c’est qu’en cette période d’arrêt et de rééducation, après 3h d’effort quotidien je peux passer des heures à jouer aux jeux vidéo et à regarder des séries sans culpabiliser ! Eh ouais.

C’est donc l’occasion pour moi de partager mes impressions sur la mini-série de 8 épisodes 11.22.63, diffusée sur Hulu depuis le 15 février, dont je vous parlais en ce tout début d’année. Adaptée de l’oeuvre du grand Stephen King, la série a pour producteur exécutif J.J. Abrams et pour réalisateur Kevin Macdonald (célèbre pour Le Dernier Roi d’Ecosse). James Franco tient le rôle principal et donne la réplique à la belle Sarah Gadon (A Dangerous Method) mais aussi à Chris Cooper (American Beauty), T.R. Knight (pas aussi sympa que quand il joue George O’Malley dans Grey’s Anatomy) et Josh Duhamel (Las Vegas, Transformers). Ouais, pas dég tout ça.

Un casting de qualité, une immersion dans les 60’s, du polar, de l’intrigue, de l’Histoire, du voyage temporel… Tout semble être réuni pour en faire une série réussie. Mais connaîtra-t-elle le même triste sort qu’Under The Dome ? Pas si sûr. Déjà, une sage décision a été prise : celle d’avoir opté pour une mini-série. Le tout étant de parvenir à bien doser l’intrigue sur un petit format. A seulement quatre épisodes de la fin, je vous livre (sans trop de spoil) mes impressions sur la série !

On y va Franco !

James Franco dans la série 11.22.63

Désolée pour ce sous-titre à l’humour un peu douteux mais qui illustre plutôt bien le rythme du long pilote d’1h20. Je n’ai pas lu le roman de Stephen King, et c’est tant mieux car je ne risque pas d’être spoilée sur l’intrigue. Avec son mini-format, on comprend cependant que la série ne pourra pas autant rentrer dans le détail. Ici, l’exposition semble donc un peu raccourcie et on sait finalement peu de choses de notre personnage principal Jake Epping, joué par James Franco.

En même temps, l’intro du pilote parvient très vite à nous faire comprendre que le jeune professeur d’anglais, récemment divorcé, n’a pas une vie très palpitante. Sa vie se résume à enseigner et manger au diner du coin dans lequel il se rend depuis des années. Heureusement, son vieil ami Al Templeton – joué par Chris Cooper – propriétaire du diner, va très vite bousculer sa petite vie tranquille ! Car dans son diner, se cache un petit cagibi permettant de remonter le temps à une date précise : en octobre 1960. Soit 3 ans avant l’assassinat de J.F. Kennedy qui a lieu le 22 novembre 1963 (d’où le titre 11.22.63 si t’as toujours pas fait le rapprochement).

Chris Cooper dans 11/22/63

Al Templeton est atteint d’un cancer et mourant. Il confie donc une mission de la plus haute importance à Jake : sauver Kennedy et ainsi changer l’histoire en évitant l’engagement des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam et donc la crise morale et politique qui s’en est suivie dans les années 70. Rien que ça.

Ce voyage temporel obéit à 3 règles immuables :

  • Quelque soit le temps passé dans le passé (ohoho), il ne s’est écoulé que deux minutes quand on revient dans le présent ; (« J’vais pisser, sauver Kennedy et jreviens ! »)
  • Le passé résistera aux changements apportés, selon leur importance ;
  • Chaque nouveau voyage annule tout ce qu’on a pu changer lors du précédent. Die and Retry !
  • Bon par contre s’il meurt dans le passé, on ne sait pas trop ce qu’il se passe

Après le décès de son ami Templeton, Jake n’a pas besoin de se faire prier pour partir accomplir sa requête. En même temps, on le comprend ! En seulement une dizaine de minute, l’intrigue est posée et notre voyageur part muni de tout le dossier laissé par Templeton, qui a tenté toute sa vie de sauver Kennedy en vain. On rentre dans le vif du sujet !

You shouldn’t be here!

Série 11.22.63

Packards et vieilles décapotables, cheveux laqués, tenues sixties colorées… Même si je n’ai pas vécu dans les 60’s je dirais que c’est une belle reconstitution historique ! On plonge sans aucune difficulté dans l’atmosphère avec un James Franco, qui semble tout aussi surpris que nous. Mais on va très vite se sentir que le passé, lui, est un peu moins content de sa venue.. Certaines mystérieuses personnes se contenteront de dire « You shouldn’t be here » en suivant Jake ou juste avant de mourir. Un peu flippante, cette métaphore du passé qui tente de le repousser apporte un vrai côté angoissant au pilote.

Mais cela ne va pas suffire à impressionner notre Jake, qui n’a rien à perdre ! Il ne semble pas s’être trop documenté sur le voyage temporel et le concept de l’effet papillon. Il va en effet être surpris par le café à 60 centimes, ne pas hésiter à citer des références culturelles inconnues en 1960, et va dès le départ prendre des risques inconsidérés comme parier une très grosse somme sur un match dans une toute petite ville, tenter de contacter ses parents ou balancer son téléphone dans l’eau. Boulet.

Tantôt sa solitude nous fait pitié, tantôt on a juste envie de lui foutre des claques à notre James Franco, qui se croit toujours plus fort que le cocoroco. Mais le passé va le faire à notre place. Dommage qu’il se fasse un peu plus discret par la suite…

Peut-être est-ce pour le ménager face à une mission qui ne va pas être si simple.. Jake Epping va devoir récolter le maximum d’informations sur le mystérieux Lee Harvey Oswald (prétendu tueur de Kennedy), fan de Marx difficile à cerner – interprété par Daniel Webber, au physique plutôt ressemblant – sans éveiller les soupçons. D’autant plus que la CIA n’est pas très loin, et que l’on ne connaît pas vraiment ses intentions…

L'amour dans 11.22.63

Mais Jake ne va pas agir en loup solitaire très longtemps. Car qui dit mission de 3 ans, dit intégration au mode de vie de l’époque. Et donc un copain coloc (le sympathique George Mackay), dont les boulettes lui seront vite imposées, et un boulot de professeur d’anglais dans un lycée proche de Dallas. Boulot qui lui fera trouver l’amoûûûûr, avec Sadie, la nouvelle bibliothécaire du lycée jouée par la belle Sarah Gadon, qui constitue la trame secondaire de la série. Secondaire, mais un peu trop présente au fil des épisodes à mon goût. Ouais, je suis plus fantastique que romantique, que voulez-vous. Les tensions des premiers épisodes laissent vite la place à la romance et c’est parfois cucu la praloche voir pas toujours très cohérent.

Mais cette trame secondaire est essentielle dans l’histoire. Elle va grandement compliquer la tâche de notre sauveur qui va devoir faire face à de nombreux dilemmes. Voir peut-être un grand dilemme final lorsqu’il aura achevé sa mission ?

En bref, une série à vite découvrir si tu aimes les complots politiques, les sixties, la thématique du voyage temporel et de l’effet papillon, et… les histoires d’amoûûûûûr (qui risquent de finir mal).

Tags from the story
,

1 Comment

  • Sérieusement, lis le livre ! Je n’ai vu que le pilot mais je l’ai trouvé excellent par rapport au bouquin et c’est assez rare dans une adaptation pour le souligner ! Ils ont correctement zappé ce qui n’est pas indispensable et suffisamment réarrangé le scénario pour coller au format série. La romance est bien présente aussi dans le livre mais comme tu le fais remarquer elle est essentielle ! Ce livre est génial, je l’ai dévoré, et pourtant je ne suis pas fan des pavés de ce genre !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *