Perfect Sense : restez chez vous devant ce (très) bon film

Ciné - Séries Publié par June le


Hello les geekous. J’espère que vous allez bien et que vous survivez en cette drôle de période … Ici c’est pas facile tous les jours mais on se rassure en se disant qu’on est en vie et qu’on a enfin du temps pour faire toutes ces choses qu’on repoussait à plus tard.

Je me suis pas mal questionnée sur le fait d’écrire ici car je ne sais pas si un peu d’humour ou même de parler du sujet du moment, est bien venu. Après une discussion avec Violaine on s’est dit que « Fuck that », ce foutu virus n’aura pas notre liberté d'expression.

On en avait parlé via notre page Facebook mais en plus d’avoir le nom d’un tube ignoble des années 90, ce putain de virus avait eu le chic de rendre de nouveau à la mode le jeu « Plague » qui consiste à créer une épidémie mondiale et de tuer le plus de gens avant qu’un remède soit prêt. C’est d’un goût hein ?! À l’époque, on ne se doutait pas franchement que ça nous tomberait sur le coin de la tronche …

Ewan McGregor au sein d'un Glasgow détruit

Tuer le temps devant sa télé

La plupart de nous étant confinés (en chômage technique ou en télétravail) il fallait bien s’occuper. De mon côté, j’ai écume les films français loupés au cinéma l'année dernière. Et puis j’ai repensé à Contagion qui relate la vie d’un virus hautement infectieux qui va tuer une grosse partie de la population mondiale en présentant différents points de vue (chercheurs, journalistes, membre du CDC, gouvernement etc…). Mon tempérament anxieux et moi, on est moyennement chauds à l'idée de revoir cette fiction qui glace le sang.

Je me suis alors souvenue de Perfect Sense (sorti en 2011), qui, à sa façon raconte une histoire similaire. Je l’ai vu une bonne dizaine de fois mais il me laisse un souvenir plus doux que Contagion. C’est le sujet de mon article du jour, c’est ma façon à moi de vous proposer une autre approche de ce qu’on est en train de vivre en ce moment et qui est très singulier.

Pas de pénurie de masques dans Perfect Sense

Comment parler de ce film ? Je dirais qu’il existe autant de façons de le présenter qu’il existe de niveaux de lecture. Je vous propose quatre synopsis et vous choisirez celui qui vous tente le plus :

  • C’est une histoire d’amour aussi sublime que tragique, l’histoire d’une idylle qui ne naît pas au bon moment.
  • Le développement d’un virus étrange qui aliène la population d’une façon aussi poétique que destructrice.
  • Une réflexion autour de la physiologie et des sens de la perception.
  • Une épidémiologiste tombe amoureuse d’un ravissant cuisinier, un patient ayant perdu l’odorat vient se mettre en travers de leur histoire naissante.

Les trois premières versions sont de moi, la dernière de Netflix. D’ailleurs je trouve que ça réduit tellement le potentiel du film :-( mais bon, ce sont les synopsis Netflix hein…

Une simple histoire d'amour ?

Je ne vous parlerai pas de ces différents niveaux de lecture car j’aime assez peu cette idée en fait, comme si une signification valait mieux qu’une autre et que si tu n’as pas le cerveau assez musclé, tu passe à côté du film. Je trouve ça assez prétentieux. Perfect Sense, c’est simplement l’histoire de Mickael, chef cuisto dans un restaurant à Glasgow et de Susan une brillante épidémiologiste. Leurs routes vont se croiser par hasard et ces deux personnes que tout oppose vont devoir affronter une maladie pas comme les autres.

La recontre entre Susan et Mickael

On est d’accord que ça sent la comédie romantique dramatique à plein nez ? Et bien c’est un peu ça mais pas que. L’amour va se tisser entre Susan et Mickael avec en toile de fond l’incompréhension et la peur face à ce virus. Sans spoiler quoi que ce soit, cette épidémie mondiale va mettre à mal certains acquis humains. Les chercheurs ne comprennent rien et n’arrivent même pas à catégoriser ou à nommer ce virus. Il ne ressemble à rien de ce que l’on connaît, ne tue personne et son mode de propagation n’obéit à aucune règle.

Un virus-movie différent

Côté réalisation, Perfect Sense est assez singulier dans son genre. David McKenzie qui l’a réalisé fait avancer le film au gré de ce que les protagonistes vivent pour donner une vraie immersion aux spectateurs. Dès le début, on a donc beaucoup de plans à la première personne entrecoupés de sorte d’images d’archives provenant du monde entier. Une voix off féminine relate avec beaucoup de distance les événements. Cette voix off est omniprésente sur les dix dernières minutes du film et vous donnent réellement l’impression de vivre aux côtés de Susan et Mickael, comme un témoin discret de leur histoire d’amour.

J’espère vous avoir donné envie de voir ce film, et s’il vous manque des arguments pour vous convaincre, continuez la lecture …

The end is near

Le casting est parfait (et je ne dis pas ça parce que Ewan McGregor est mon idéal masculin et que Eva Green est mon idéal féminin). En plus d’être extrêmement bons et crédibles dans leurs rôles respectifs, les personnes de Mickael et de Susan sont très touchants. A première vue, il est "juste" un sale type obsédée par le sexe et elle "juste" une vieille fille incapable de garder un mec. On apprend un peu plus tard que c’est bien plus que ça et j’aime beaucoup la construction des personnages. Les acteurs secondaires sont tout aussi bluffants et permettent de donner un autre exemple de façon dont chacun gère une situation comme celle qui est décrite dans le film. La musique est sublime : un morceau original créé pour le film qui reste en tête et colle si bien à cette fin douce-amère.

Ce qu'on peut retenir de Perfect Sense

On ne le dira jamais assez et même si c’est martelé partout, il semblerait que la population française ne l’entende pas de cette oreille : restez chez vous ! Quelque soit le virus, une propagation mondiale n’est jamais une bonne chose et les efforts que notre gouvernement nous demandent de faire ne sont pas là pour nous emmerder mais pour protéger le plus de personnes. Je divague un peu du sujet de l’article là mais d’ailleurs à un certain point dans le film, il est impératif de se protéger en restant chez soi pour le bien de tous.

#StayAtHome

Ce que j’en retiens c’est que ce qui fait qu’on est humains c’est qu’avec de la volonté et de l’entraide, on peut se relever de toutes les situations. Quoi qu’il en soit, la vie reprendra son cours. L’humanité peut s’accommoder de tout et tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Le film a un très joli message, très doux et encourageant. Vous l’aurez compris, on ne sait pas combien de temps ce confinement et cette crise vont durer alors restez chez vous, mattez des bons films et jouez aux jeux vidéos.

PS : le film est dispo sur Netflix ;-)


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June

À propos de l'auteur de l'article : June

Bébé licorne-chat chez Geekmick. Passionnée de cinéma et de science fiction depuis son plus jeune âge grâce à papa fan de jeux vidéos. Biberonnée à Tomb Raider et Syberia. Aime : les mindfucks dans les films, cette impression de ne plus savoir vivre quand tu as fini une série et les chats (partout tout le temps). Particularité : sait placer habilement en chaque fin de soirée une compilation de deux heures de lolcats sur YouTube. Expression fétiche : le « tu vois » des connasses en fin de phrase. Secret honteux : a vu Moulin Rouge près de 176 fois. Sachez que Le chat est à June ce que la licorne est à Violaine.

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