Firewatch : mon test PS4 tout feu tout flamme !


Le 9 février dernier (oui, bon de l’année dernière quoi, c’est presque pareil ? #BTG) sortait Firewatch sur PS4 et PC (la sortie Xbox One a été reportée au 30 septembre 2016). Petite pépite très attendue puis très appréciée des amateurs d’aventures vidéoludiques. Pour ma part, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec ce jeu. Et je ne souhaitais de toute façon pas en savoir plus avant de m’être lancée dedans. Sur le tableau il faut avouer qu’il avait tout pour attiser ma curiosité d’amatrice de beaux jeux d’aventure.

Commençons par la base : Campo Santo, les concepteurs de Firewatch. Dans la team on retrouve :

  • Chris Remo : non seulement il fait partie des designers mais en plus il a composé sa sublime bande originale. Il n’en était pas à ses premiers exploits puisqu’il a aussi composé celles de Gone Home, Thirty Flights of Loving. Et il a co-écrit The Cave avec Ron Gilbert. Voilà voilà.
  • Jane Rodkin : le type faisait partie de la co-direction pour Tales of Monkey Island (Monkey Island, un de mes indétrônables <3), il a co-dirigé et co-écrit The Walking Dead de Telltale. Bon il a aussi bossé sur le 5ème épisode de Sam & Max mais j’accroche moins. 

Tout cela en dit assez long (cmb. Non sérieux c’est lourd.) sur le niveau de qualité scénaristique que l’on pouvait attendre de Firewatch. Alors pourquoi je n’y ai pas joué plus tôt ? Sans doute parce que j’avais du mal à cerner ce jeu, à comprendre à quel type de jeu j’allais avoir affaire (« What ? Mais genre faut avoir un bon sens de l’orientation ? Enfin, en avoir un tout court ?! »).  Ayant plein d’autres jeux en cours et la CB en feu, j’ai donc préféré attendre une promo pour sauter sur l’occasion. C’est chose faite ! Merci les soldes d’hiver sur le Playstation Store ! Eh ouais, c’était avant d’avoir mon PC… dont je vous reparle très très vite, promis :)

Mieux vaut tard que jamais, je partage donc à mon tour mes impressions et mon interprétation sur cet ovni vidéoludique. En évitant de trop rentrer dans le détail bien sûr, Firewatch étant très sensible aux spoils, je ne voudrais vraiment pas vous gâcher votre petit séjour forestier.

(79) days of Summer Delilah

Test PS4 de Firewatch, la forêt

Firewatch vous plonge directement dans la peau d’un certain Henry, qui a vraisemblablement besoin d’un nouveau départ, ou au moins d’un break après une période difficile. Il décide donc un peu sur un coup de tête de saisir l’opportunité qui se présente à lui : une offre de garde forestier dans les étendues sauvages de l’état du Wyoming pour la saison estivale.

Test PS4 Firewatch Wyoming
Dans les étendues du Wyoming, ouais-ouais !

Le voici donc chargé de protéger l’intégrité de la forêt alors qu’il n’a absolument aucune expérience dans ce domaine. Et c’est pô vraiment un dur à cuir. Ouais, il est comme ça Henry ! Quand il a besoin de prendre du recul, il pose ses cojones et il prend un poste de garde forestier bien loin de tout, avec pour seul canal de communication un talkie-walkie. Mais au bout du talkie-walkie une jolie rencontre l’attend : Delilah, sa responsable bienveillante et pêchue, divinement bien interprétée par Cissy Jones (Joyce, maman de Chloé dans Life is Strange).

Face à elle, Henry (le timide barbu, gros nounours, que l’on joue donc), interprété par Rich Sommer (Harry Crane dans Mad Men, pour les amateurs) pourrait bien se débrider un peu… Enfin si vous lui en laissez l’opportunité ! Vous récupérez le personnage avec ses propres traits de caractère et son passif, mais libre à vous de choisir entre trois répliques différentes lors des nombreux dialogues que vous aurez avec la pimpante Delilah. Vous pouvez même décider de ne rien répondre. Ce serait toutefois bien dommage puisque le dialogue est au cœur de cette quête de soi.

Dès votre premier jour de patrouille (ouais je m’y suis carrément crue) difficile de ne pas trouver les deux héros attachants. La petite intro autour du passé d’Henry est d’ailleurs assez efficace pour que l’on s’identifie au personnage dès ses premiers pas dans le domaine.

L’arbre qui cache la forêt

Test PS4 de Firewatch

Mais vous n’êtes pas là pour brancher pour faire la discussion à Delilah. Vous êtes là avant tout pour patrouiller à la recherche d’ados pas très écoresponsables (« si j’ramasse toutes leurs canettes de bière tu crois j’gagne un trophée ?! ») et de débuts d’incendie.

Outre dialoguer, le gameplay consiste donc à vous déplacer, descendre en rappel, lire et conserver les objets (si vous le souhaitez). Aucun inventaire et de toute façon il n’aurait pas lieu d’être puisque les interactions se font automatiquement. C’est très simple et assez linéaire et pourtant on ne s’ennuie pas une seule seconde !

Graphismes coucher du soleil Firewatch PS4
Ça fait son effet !

Campo Santo vous promène du début à la fin, dans tous les sens du terme. Proches du cel shading, les paysages n’en demeurent pas moins beaux et on prend plaisir à se perdre dans le domaine. Bon, il faut avouer qu’au début, je me suis pas mal perdue et c’était pas volontaire, je me perds déjà assez IRL. Mais j’étais ravie de ressortir la boussole et ma petite carte, et fière de ne (presque) plus me perdre au bout du troisième jour. Il n’empêche qu’en vous perdant vous accéderez parfois à de petits indices supplémentaires sur l’intrigue. La vie appartient à ceux qui se perdent. Ouais.

Sans rentrer dans les détails, l’intrigue pourrait bien aussi vous pommer, voire vous emmener sur une impasse. Mais on se laisse aisément balader en passant par tous les stades : rire, anxiété, paranoïa, stress… Mieux vaut prendre son temps sous peine de passer à côté de cette aventure et de finir le jeu en à peine deux heures.

Je peux d’ailleurs en témoigner car j’ai testé pour vous le fameux bug PS4 de sauvegardes Firewatch ! Ce truc qui en a fait ch*** plus d’un ! Une fois proche des derniers jours, ma sauvegarde s’est retrouvée corrompue et après avoir tout essayé j’ai dû recommencer tout Firewatch. J’étais au bout d’ma vie quoi tchu vois ?

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Avec tout ce qu’il s’était passé, et en y ayant joué en plusieurs fois, j’avais l’impression d’avoir parcouru un long chemin. En fait, poliment, ça me faisait ch*** de tout recommencer, j’avais peut-être peur de me reperdre quand même. J’ai fait la fière deux secondes en mode « c’est mort je le recommence pas ! », puis j’ai mis finalement très peu de temps à rattraper ma sauvegarde. Mais je ne l’ai pas particulièrement recommencé en mode speedrun, car finalement on est pas tellement pressé que ça se termine. On attend un peu la BOUM finale tout en l’appréhendant puisqu’elle signe la fin de cette petite colo de vacances dont on sort grandi. En fait je parle mais j’ai jamais fait de colonies de vacances.

« C’est un peu comme l’album le jeu de la maturité t’vois euhh »

Le jeu sent l’eau de Cologne quoi ?

J’ai terminé l’aventure partagée entre le « wahou » et la frustration. J’ai pas trouvé d’équivalent pour exprimer mon « wahou ». Comme toujours, sur ce genre de jeu où tout tourne autour de l’écriture, j’attends beaucoup de réponses. Et je déteste finir pleine de question. Ça n’empêche qu’une semaine après l’avoir fini, le jeu est encore bien dans ma tête !

Test PS4 de Firewatch

Finalement, les réponses c’est peut-être à vous de les apporter. Certains vous diront qu’il faut « avoir de la bouteille », être mature, pour pouvoir comprendre vraiment son message et son intention. Voire même que c’est réservé aux plus de 30 ans. Mouais. Je m’appelle Violaine, j’ai 27 ans et demi, je ponctue dès que je peux mes phrases ainsi que celles de mes fréquentations par « comme ma b. », « dans ton c. » et « bat les c. frère ». Bref je transpire la maturité quoi.

C’est vrai, Firewatch aborde des thèmes « de grand » comme la maladie neurodégénérative, la culpabilité  (que j’ai trouvée très présente), l’alcoolisme, la solitude, l’amour (j’étais en train de plomber l’ambiance). Et pourtant c’est un jeu très positif.

En fait, ce que j’en retiens surtout c’est un beau message tourné vers le turfu. Firewatch c’est un peu une sorte de voyage introspectif dans la peau d’un Henry pommé (même s’il a une boussole) qui en a bien besoin.

J’me présente je m’appelle Henry, j’aimerais bien réussir ma vie, être aimééé

Donc, ouais, tout feu tout flamme. Titre parfait pour réinstaurer sur le blog la coutume, le geekmick, disparu depuis quelques temps (beaucoup trop longtemps), avec la petite musique pérave dont vous ne vous souvenez peut-être plus ! Salut c’est cool n’ont rien inventé huhu.

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1 Comment

  • Chris remo….the cave !!!!??? Tu viens de me replonger dans mes souvenirs à tel point que j’avais zappé cette pépite vidéoludique….demain je le DL et je le fini (entre 2 partie de King of the Kill, nouveau best game à mes yeux avec rocket league, ouaiouai toujours bloqué sur les petites tutures telecommandés).
    Mon expérience sur ce jeux fut sensiblement la même 🙂

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